Gene flow in fragmented populations: consequences on genetic diversity in two species of interest for natural heritage and threatened in Nord-Pas-de-Calais, sea beet (Beta vulgaris ssp.maritima) and Eurasian catchfly (Silene nutans).
Informations
- Funding country
France
- Acronym
- GENEFRAG
- URL
- -
- Start date
- 12/28/2010
- End date
- -
- Budget
- -
Fundings
| Name | Role | Start | End | Amount |
|---|---|---|---|---|
| FRB & Nord-Pas de Calais - Appel à projets "Recherche Biodiversité" 2010 | Grant | - | - | - |
Abstract
Le projet GENEFRAG vise à évaluer l’amplitude de la fragmentation des habitats chez deux espèces végétales inféodées au littoral du Nord-Pas-de-Calais et d’intérêt patrimonial, la betterave maritime (Beta vulgaris) et le Silene penché (Silene nutans). Cette évaluation permettra d’approfondir la connaissance de la diversité génétique des populations, de sa structuration et de sa dynamique spatiale et temporelle, indispensable à la mise en place de procédures de gestion durables (l’arrangement spatial de la diversité génétique à l’intérieur et entre les populations dépend en effet de l'hétérogénéité de l'habitat, de sa fragmentation, des caractéristiques biologiques des espèces, et de l'intensité des flux géniques entre les populations naturelles). Plus précisément ses objectifs sont de 3.caractériser les flux de gènes entre populations fragmentées pour chacune de ces deux espèces et les relier avec les caractéristiques de l’habitat, 4.comprendre l’importance relative des deux vecteurs possibles de dispersion (graines et pollen) dans l’établissement des flux de gènes entre les populations, 5.déterminer les conséquences éventuelles de la fragmentation et des ruptures d’échanges génétiques en termes de diversité génétique et de succès reproducteur individuel dans les populations naturelles, 6.identifier les populations menacées et et proposer des stratégies de gestion des sites naturels du Nord-Pas-de-Calais. Le programme de travail se compose de quatre phases : -des missions de terrain, de repérage, de caractérisation des populations, d’échantillonnages et de prélèvements, -des analyses moléculaires : génotypage des individus, travail en serre pour une évaluation des niveaux d’autofécondation et achèvement d’une banque de marqueurs ADN, -des analyses statistiques des données de diversité génétique, -l’établissement d’un indice de fragilité pour chacune des populations au regard de la diversité génétique, des niveaux de fragmentation et de rupture de flux de gênes. Le projet est d’une durée de trois ans et repose sur le travail d’une doctorante (déjà financée) et d’un ingénieur d’études pendant un an et un temps de travail conséquent des chercheurs permanents des deux laboratoires (3 ETP pour GEPV et 0,4 ETP pour BiO3P) ainsi qu’un temps moindre du Conservatoire botanique de Bailleul. La valorisation scientifique est assurée sous la forme de publications et colloques internationaux. Les résultats attendus permettront de proposer des mesures de gestion adaptée au cas par cas selon l’isolement géographique, la structure du paysage et la résilience de l’habitat à la dispersion des pollinisateurs. L’aide demandée porte essentiellement sur le recrutement d’un technicien de laboratoire pendant un an, sur les frais de déplacements et de rémunération de stagiaires pour les expérimentations, sur des consommables en biologie moléculaire et sur les frais de valorisation.